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Les langues minoritaires

Les langues minoritaires sont nombreuses en France et diffèrent selon les régions. Mais cela concerne également chaque pays du monde, chaque culture a son lot de langues, dialectes.
Mais qu’est-ce qu’une langue minoritaire ? C’est une langue parlée par un nombre limité de locuteurs provinciaux, nationales ou ethniques, dans un pays, une région.

Les langues issues de l’immigration ou les dialectes de la langue majoritaire sont exclus de ce concept en règle générale. Dans certains pays notamment européens, ces langues ont un statut particulier et sont reconnus, comme au Royaume-Uni avec le gallois, le cornique et du gaélique écossais, ou le Canada avec le français et l’anglais.
La France fait exception à cette règle, reconnaissant les langues minoritaires en tant que langue régionale et régions, comme le corse, le créole, le picard et d’autres.
Ces langues minoritaires, accompagnés de leur culture, seraient, dans un sens logique, voué à disparaitre, pour laisser place à la langue majoritaire.

Mais alors comment les langues minoritaires préservent-elles leur langue et leur culture dans un environnement où la langue majoritaire est largement dominante ?

Les facteurs influençant la préservation de la langue et de la culture minoritaires

Impact de la globalisation et de la mondialisation

La mondialisation entraine une standardisation des loisirs, des modes de vie, de consommation et de langues parlés, créant ainsi une culture mondiale partagée par l’ensemble des peuples de la planète. Cette homogénéisation a eu un impact négatif sur la préservation des langues minoritaires. La nécessité de devoir parler la même langue pour diverses raisons telles que le tourisme, la migration, les pressions économiques et sociales et l’utilisation des médias ont poussé à une globalisation de la langue.
Bien sûr, depuis des décennies, chaque pays à une langue nationale, majoritaire, mais la diffusion de la culture dominante et de sa langue à entrainer un déclin de l’utilisation des langues minoritaires avec la perte de sa culture. Cette multiplication d’échanges internationaux, bien que bénéfique sur certains points, encourage à l’apprentissage de nouvelles langues majoritaires mais pousse la disparition des plus petites.

En France, dans les années 1806, 29 648 000 locuteurs s’exprimant dans des langues minoritaires (occitan, langues d’oïl, franco-provençal, dialectes allemands, breton, corse, flamand, catalan, basque) selon l’Essai de Charles Coquebert de Montbret sur la géographie de la langue française. Ce qui équivaut à la totalité de la population française à l’époque.
Tandis qu’aujourd’hui, seulement 5 202 000 locuteurs régionaux sont recensés en France, ce qui donne 9% de locuteurs sur l’entièreté de la population, selon le rapport de 2013 du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité interne.

Et cela ne s’applique pas qu’aux langues régionales/minoritaires en France, mais également à l’étranger. Le Navajo, langue des nations indiennes d’Amérique du Nord, a subi un déclin considérablement. En partie par le massacre de ces tribus, mais pas seulement. En 1930, plus de 70% de cette population parlait le Navajo et non l’anglais, mais une baisse a pu être constaté de 2005 à 2014, avec la perte de 9000 locuteurs, recensant 162 587 locuteurs en 2015, aux États-Unis et au Mexique.
La standardisation de la langue et la favorisation des langues dominante dans les échanges mondiaux, encourage rage bien souvent les jeunes à choisir une langue tournée vers l’avenir. Le manque de gestion politique à l’égard de ses langues peut les mener à disparaitre.

Rôle de l’éducation et de la transmission intergénérationnelle

L’apprentissage de langue régionale et sa transmission orale ou écrite dans les familles ou à l’école est crucial pour la survie et la continuité d’une langue.

L’accessibilité à cet apprentissage scolaire est permise seulement si la politique en place le permet. Mais cela reste une question délicate, la cohésion nationale prime dans les langues, mais la perte de ces marqueurs de l’identité et d’appartenance à une communauté seraient une lourde perte culturelle. Dans le système scolaire français, l’attention est accentuée sur l’apprentissage une langue internationale/étrangère populaire et majoritaire ou d’un pays voisin, laissant souvent de côté des langues régionales/minoritaires considérées peu prestigieuses. Selon le corpus “La place de la culture dans l’enseignement des langues minoritaires en Europe : une approche à partir des terrains français, russe et espagnol “ de Svetlana A. Moskvitcheva et Alain Viaut, en 2020 en France, sur 12 380 250 élèves des deux degrés d’enseignements, seulement 1% des élèves auraient appris les langues régionales.

Tandis qu’en Russie, l’apprentissage des langues natives russes est obligatoire, mais modulable selon les réalités linguistiques et sociolinguistiques des zones concernés.

Et cela eu un impact positif, car au Tatarstan (une république de la fédération de Russie), a mis en place depuis 2020, l’apprentissage du tatar (langue éponyme et co-officielle) est devenu obligatoire avec le russe, ce qui a permis à 25.2% des élèves de s’inscrire dans cette filière dans les établissements scolaire le permettant. 

Mais le rôle de la transmission intergénérationnelle dans une famille est également important. Lieu privilégié de la sociabilisation première, où dès l’enfance, le langage à une place importante et déterminante pour l’identité futur de l’enfant, avec l’assimilation de la culture inculqué et du contexte social. Ce choix de transmissions est entre les mains des parents et suivant leur contexte social, la suite est déterminante. Une famille appartenant à la tribu indienne d’Amérique, parlant le Navajo, par exemple, peut décider de ne pas apprendre à leur enfant le navajo, pour qu’il puisse parler la langue de scolarisation du pays, sans accent, pour ne pas être différencié. Autre exemple, des parents parlant le quechua, peut inculquer cette langue avec la langue du pays où ils habitent pour donner une richesse culturelle à leur enfant, pour diverses raisons, qu’elles soient religieuses, traditionnels, etc. En règle générale, cette décision ne revient pas à l’enfant, et cela peut créer une dissonance avec la culture inculquée par les parents, si le langage intimement lié à cette culture n’est pas acquise. 

Comme expliqué dans le corpus “La famille comme lieu de transmission des langues minoritaires ou minorisées. Éléments de réflexion pour un cadrage politico-théorique” de Marinette Matthey (partie 15), la socialisation secondaire préoccupe les parents et les standard. L’apprentissage d’une langue dites prestigieuse sera une décision facile pour le futur de l’enfant. Tandis qu’une langue minoritaire, parfois non reconnus, ne sera peut-être pas jugée utilise d’enseignements.

Importance de la reconnaissance officielle de la langue minoritaire

La préservation d’une langue minoritaire passe d’abord par la reconnaissance officielle du gouvernement dans le pays où elle existe. L’importance est évidement sur le point linguistique, mais également dans la reconnaissance des locuteurs parlant cette langue et leurs identités et culture, sans les mettre de cotés.
De plus, cette reconnaissance officielle permet un accès plus facile aux services publics, qu’elles soient éducatives, santé, administratif, etc. ainsi qu’à promouvoir et faciliter l’éducation et son utilisation dans la culture populaire.
Dans de nombreux pays, pour la plupart Européens (hormis la France), ont des lois accordant un statut particuliers et officiels à ces langues.

En 1992, la Charte Européenne des langues régionales et minoritaires a été adopté par le Comité des ministres du Conseil d’Europe et signé par seulement 25 États sur 47. L’Autriche, par exemple, a reconnu les langues “brugenland croate, slovène, hongroise, tchèque, slovaque ainsi que la langue rom de la minorité rom autrichienne” et a appliqué plusieurs lois pour la préservation l’existence de ces minorités nationale, avec la reconnaissance de l’État fédéral et son obligation à subventionner des mesures pour protéger leurs existences. Ces minorités ont donc le droit d’utiliser leur langue maternelle en public et dans certains lieux où la population parlant une des langues à un certain pourcentage, avec la possibilité d’interprète et de traduction de documents pour l’administratif. Nombreux sont les avantages et les moyens mis en avant pour préserver ces langues minoritaires (coofficialité, judiciaire, scolaire, l’affichage, médias écrits et électroniques, etc.)
Ces lois permettent de préserver et s’assurer que ces langues minoritaires ne disparaissent pas complètement. Bien qu’elle ne soit pas la solution miracle, et la volonté des minorités à s’assimiler ne changera pas, l’enseignement des langues étrangères à tout de même connues un grand progrès ces dernières décennies dans ce pays.

L’inverse, la non-reconnaissance engendre une rupture de lien entre la majorité et la minorité. La minorité ne se sentant pas inclus ne s’identifiera plus à la culture commune d’un pays et se recentrera sur sa communauté ou dans l’individualisme.

La préservation de la pluralité, enrichie la pensée humaine et permet à un pays de diversifié sa culture et son langage, ainsi que son savoir traditionnel

Les stratégies mises en place par les locuteurs de la langue minoritaire

Organisation d’activités culturelles et événements communautaires

Les ateliers de langue, les festivals, les concerts, les conférences et exposition sont des lieux ayant un seul but, rassembler les individus. Quoi de mieux pour promouvoir les langues minoritaires et protéger leur culture que ces activités. Ces lieux de rencontre ont plusieurs avantages, sensibiliser les personnes ne parlant pas la langue à la richesse, la culture et l’histoire de la communauté linguistique minoritaire. Elle renforce également cette communauté et incite les jeunes à s’y intéresser et à les apprendre.

En France, le Sénat a mis en place une loi (articles 38 à 42) visant à encourager l’usage des langues régionales dans la vie culturelle et artistique, à travers les livres, le cinéma, les spectacles vivants et la musique. De plus, l’État et les collectivités territoriales devront s’investir dans la préservation et l’intérêt de cette langue, par le biais de formation aux métiers de la communication dans une politique culturelle.

La création d’organismes publics et d’associations pour documenter, équiper et faire vivre les langues de France à travers différents évènements est essentielles pour la culture commune. Elle offre la possibilité de mettre en avant cette culture, mais ainsi créer des opportunités économiques pour les communautés, en soutenant les entreprises locales et stimuler l’économie.

 

Nombreux événements culturels ont lieu à travers le monde, par exemple le festival interceltique de Lorient, célébrant la culture celtique et la langue bretonne, ou le festival international de la poésie de Trois-Rivières au Québec, mettant en avant la poésie francophone et autochtone.

Appui sur les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour la promotion de la langue minoritaire

À l’ère numérique, les technologies de communication ont un rôle important dans la popularisation des langues minoritaires. La possibilité pour les individus de créer du contenu lié à la langue minoritaire et de lui donner de la visibilité est une avancée majeure. Autrefois, les langues minoritaires étaient dépendantes des communes et l’État pour pouvoir mettre en place des d’évènements promouvant ces langues. Aujourd’hui, toute personne peut partager à travers une vidéo, un podcast, la création d’une application de langue, un message, sa culture et l’apprentissage de sa langue.

 

Mais il ne faut pas oublier les médias traditionnels, comme la télévision, à également son rôle à jouer. Facile d’accès, elle fournit aux non-locuteurs une nouvelle vision sur une langue et sa culture qui pourrait lui sembler totalement étrangère et indiffèrent, ce qui permet de démystifier un aspect perçu par la majorité. Cette langue minoritaire reprend vie, et permet même d’influencer le vocabulaire des téléspectateurs.

 

Outre le partage de ces cultures et langues, la télévision permet également aux locuteurs de ces langues de ressentir un sentiment de confort, que la langue n’est point perdue et d’identification. 

Études de cas : exemples de communautés linguistiques minoritaires

Les Basques en Espagne

Les Pays Basque couvrent un territoire du sud-ouest de la France et du nord de l’Espagne. Cette région comprend 3.156 millions d’habitants (2017) répartis entre la France et l’Espagne, bien que l’euskara (le basque) soit la langue dans cette région autonome, officiel, seulement 28.4% des habitants du Pays Basque, espagnol et français parle la langue basque.

Cette langue ayant été bannie au fil du temps, avec des mesures dès les années 1860, renforçant l’utilisation de l’espagnol en délaissant le basque. Par exemple, à l’école publique, dans ces années-là, si un élève était surpris en train de parler cette langue, une bague de cuivre lui était mis au doigt, entrainant une punition spéciale. Et cette répression continuera au fil des années, malgré la tentative d’autogouvernement demandé par les institutions autonomes, mais arrêté par la Guerre Civil (1936-1939) et la dictature du général Franco (1939-1975). La crainte d’extinction de la langue grandit, seuls les noms espagnols sont autorisés administrativement et sur les pierres tombales.

Ce n’est qu’en 1960, grâce à des curées, qui créeront des écoles clandestines avec l’euskera batua en tant que langue principale, et cela entrainera la création d’associations en vue de promouvoir et de découvrir cette langue.

C’est en 1978 que la Constitution espagnole reconnait l’existence de plusieurs “nationalité” et des langues minoritaires et leurs cultures dans les communes autonomes. Ce qui permit, en 1983, d’introduire dans le système éducatif, la possibilité d’enseignements en espagnol, en espagnol et basque, et en basque.
De nos jours, l’apprentissage de l’euskera est en demande, la moitié des étudiants veulent effectuer un cursus en langue basque, même si seulement 35% des enseignants sont bilingues dans cette langue, la demande permet de recruter davantage et créer donc des emplois. Des aides sont donnés à des associations promouvant cette langue, et la traduction administrative a été entrepris.
Des évènements culturels basques sont organisés, avec des manifestations culturelles, des concerts, des évènements sportifs pour promouvoir leur patrimoine culturel et la création de média, tels que des journaux, chaînes de télévision.

Toutefois, même si le nombre de locuteurs basques augmentent chaque année, l’inclusion de la langue basque n’est pas totale. Au Pays Basque Français et en Navarre, le rejet de l’euskera est plus grand. Plusieurs débats politiques éclatent à ce sujet et l’association de l’euskera à la violence et au radicalisme est devenu courant.
La Garde Civil espagnol a marqué, dans un rapport en 2013, que “5 % du personnel enseignant du modèle D aurait été condamné, en Navarre, pour sa participation ou collaboration à des actes terroristes et que 25 % ferait du « prosélytisme indépendantiste » en classe”. Ce qui a suscité la colère des parties nationalistes.
Les médias également participent à la propagation de la discrimination de cette langue, en laissant des propos discriminants, diffusée et en favorisant une langue plutôt qu’une autre. Ce qui influence la jeune population à préférer devenir bilingue dans des langues “international” et avec plus de prestige, que de s’intéresser à une langue qui a une image archaïque.

La préservation de l’euskera est primordiale et nécessaire, en France et en Espagne, tant sa culture est riche et impactante dans l’histoire. La mise en place et les moyens développés pour l’apprentissage doit augmenter, pour enrichir la culture et permettre la survie de cette langue.

Les Amérindiens aux États-Unis

Selon l’UNESCO, plus de 130 langues amérindiennes sont encore parlées aux États-Unis, mais pour la plupart, sont en danger d’extinction.
Ce déclin, marqué par le massacre des réserves au cours du 19ᵉ siècle, et la création de “native american boarding schools” où les enfants amérindiens avaient l’interdiction de parler leur langue maternelle, eu comme effet que seulement 16% des enfants aujourd’hui parlent leur langue natale comme première langue. Par exemple, la langue de la communauté des Nez-Percé compte que 200 locuteurs en 1997.
Les discriminations subies ont eu des conséquences désastreuses sur la sauvegarde et la préservation de ces cultures et de la langue. De ce fait, plus de 200 langues amérindiennes (sur 400 à 500 existants avant l’arrivée des Européens), ont déjà été éradiquées aux États-Unies, et son déclin monte à un rythme encore plus rapide qu’ailleurs dans le monde. La politique de déplacement des tribus et des rassemblements de langue et culture ont eu comme conséquence l’abandon des langues amérindiennes et la perte de leurs identités, ainsi que la précarité économique des individus.
De nos jours, la population amérindiens recense 5 220 579 (dont 2 288 331 de métis amérindiens) en 2010 et sont reconnus comme des citoyens à part entière par “L’Indian Citizenship Act” de 1924. Cependant, malgré un certain renouveau et réengagement sur ces cultures, surtout depuis les années 1960/1970, ils restent tout de même en marge du développement américain, souvent rejeté, car considéré “rurale” et raillé par des remarques et comparaison raciste et insultante. Une Culture également utilisée le plus souvent à des fins marketing ou caricaturales (maillots de base-ball, bières, thème de restaurant, costumes, etc. avec des symboles amérindiens.)

Mais une amélioration ont pu être constatés ces dernières décennies. Avec, par exemple, le “American Indian Language Act” de 1990, texte attestant la reconnaissance et la responsabilité du statu des Américains d’origine et “préserver, protéger, et promouvoir les droits et la liberté des Américains d’origine d’employer, de pratiquer, et de développer les langues américaines d’origine… ”
De plus, il existe des organisations autochtones et non gouvernementales, comme “Native American Language Preservation and Maintenance Program”, qui fournit des fonds pour soutenir les communautés autochtones dans la préservation de leur culture et de la linguistique. Également “L’American Indian Langage Development Institute,” qui travaille à la formation et la préservation des langues amérindiennes à travers des enseignements et des évènements culturels.
Ces efforts pour introduire et rendre visible cette culture se traduit par l’utilisation de noms de lieu autochtones dans les panneaux de signalisation et l’enseignement de la langue dans certaines écoles publique.

La communication via la technologie (vidéo, post, photo, etc.) et le partage de cette connaissance permet de donner plus de visibilité à l’histoire de cette culture et sa population, avec de la sensibilisation, mais aussi des outils pour apprendre la langue.

Les langues amérindiennes aux États-Unies ont réussi à tenir plusieurs décennies malgré le génocide des tribus. La possibilité que cette culture ne disparaisse pas totalement est à soulever, surtout à l’ère numérique, où n’importe quel individu peut sensibiliser et partager son savoir et rassembler des communautés et des non-locuteurs à s’intéresser et promouvoir ces langues-ci.
Toutefois, le manque d’effort de la part du gouvernement américain à reconnaître l’histoire de ces tribus , son impact et les introduire dans la culture américaine, rend la tâche de préservation plus difficile. La discrimination banalisée et l’assimilation forcée sont inquiétantes pour la préservation de la diversité culturelle et de la richesse des communautés amérindiennes.

Comment les langues minoritaires et leur culture sont-elles préservées dans un environnement où la langue majoritaire est largement dominante ?

La préservation des langues minoritaires représente un enjeu de taille, sur le plan culturel, historique, politique et économique. Sa reconnaissance par le gouvernement et la promesse d’inclusion et d’éducation linguistique est crucial. Cela ne concerne pas que la langue en elle-même, mais également la préservation de l’identité culturelle et représentation de sa communauté à travers l’enseignement et les médias.

Sans interventions, 1.500 langues pourraient être oubliées d’ici à la fin du siècle, selon une étude de l’université National Australienne. Bien sûr, les mesures prisent par un gouvernement, ne garantit pas la survie de la langue minoritaire, mais témoignent de leurs engagements face à ce patrimoine culturel. Ces mesures comprennent l’éducation, surtout pour la subvention de formation pour le corps enseignant vis-a-vis de ces langues et le recrutement de personnes bilingues, créant de nouveaux postes et sensibilisant à ce patrimoine. Mais également, l’organisation d’événements culturelle et la création d’association promouvant ces langues, ainsi que la mise en avant des médias, en diffusant des programmes dans des langues minoritaires, offrant ainsi une plateforme pour les locuteurs de cette langue.

Plusieurs moyens existent et s’offrent à nous et cela concerne les locuteurs et les non-locuteurs, car à l’ère numérique, l’apprentissage et la connaissance de cette diversité est facile d’accès, mais permet aussi de rassembler les communautés.
Il faut tout de même noter, qui n’est pas un point soulever dans beaucoup de travaux trouvés, que la préservation des langues minoritaires se fait principalement grâce aux communautés et à l’enseignement familial. En règle générale, ces locuteurs vivent dans les quartiers, des villes, des régions, avec des individus qui leur ressemblent et les comprennent. Nous pouvons le voir dans les quartiers à New-York, avec Chinatown où 52.1% de la population de plus de 5 ans y habitant parlent chinois chez eux. Ils créent leurs évènements culturels, font du commerce et communiquent dans leur langue, attirant l’attention des non-locuteurs et sans perdre leur culture.

Iaggi Gaïa

Titulaire d'une licence en Science du Langage spécialisé en communication, média et médiation et actuellement étudiante en bachelor Marketing et Influence, ma curiosité n'a pas de limites ainsi que ma créativité.

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